>> Découvrez dès maintenant des extraits acoustiques enregistrés en live en mai 2014 !







>> Ecoutez en intégralité ci dessous le dernier album électrique, "Reptilien"

 
Le groupe Commissaire Juve a sorti un nouvel album, Reptilien. Ce second opus est le résultat d’un an de travail sur la diversité, l’énergie, la scène et le rock.
Loin des albums que l’on nous enfonce dans le crâne à grands coups de marteaux promotionnels, loin de ces artistes trop connus mais jamais reconnus, existent des petites perles. Si certains bricolent et rafistolent leurs compositions en suivant des schémas trop précis, d’autres plantent la graine de leur talent et la laisse pousser tranquillement.
Ainsi, quatre ans après leur premier disque éponyme, le groupe Commissaire Juve sort un nouvel opus, « Reptilien ». Celui-ci est le fruit d’un an et demi de réflexion, de mixage et de travail. « Il a fallu enregistrer 26 morceaux pour n’en garder que douze » et obtenir ce petit trésor à classer indubitablement dans les meilleures sorties rock de l’année. Une des grandes richesses de cet album est sa diversité. À lui tout seul, il représente un melting-pot de styles littéraires et musicaux, du manifeste punk au reggae poétique en passant par la comédie disco, le tout fondu dans un creuset définitivement rock. Attention, toute écoute prolongée peut provoquer des sensations de fête, d’amour et de révolte.

« Le son a beaucoup progressé »
Des morceaux comme La gâchette ou Alphonse Capone ont une énergie à faire pogoter un moine bouddhiste et les refrains de Bang Bang ou L’artiste pourraient rester graver dans la tête d’un amnésique. Et que dire d’ Anarkia, qui pousserait un enfant de chœur à faire la révolution.
Le groupe originaire de Tournus est composé de Jean-Philippe Gonnot au chant et à la guitare, de Gaël Fontaine à la guitare, de Marc Legrand à la batterie et de Francis Blondeaut à la basse. Interviewés dans le studio « L’étable de mixage » au Creusot, où ils ont enregistré leur album avec leur ingénieur du son Rastoine, ils livrent leurs premières impressions : « Par rapport au précédent, le son a beaucoup progressé. On a appris de nos erreurs. On a pris un an pour que ça nous satisfasse. Il y a tout de même eu une super-effervescence dès le départ qui nous a permis d’enregistrer plus de morceaux que prévus. Cet album est aussi plus varié, il assume toutes nos influences ».

Proche du live
« La prise de son est plus proche du live, ceci dans une idée d’énergie, de puissance et de dynamisme. » On n’a pas hésité à réécouter chaque mixage, à tempérer, à peaufiner… On a pris notre temps. C’est quand tout le monde était satisfait que l’on a validé ».
Quant au public visé, on a aucune cible. Quand on a joué dans une prison, chez les petites dames de 80 balais, ça nous a beaucoup touchés. Tant mieux aussi si on voit un gamin de 5 ans danser. Il y a de la cible dans la vie de tous les jours mais surtout pas dans notre groupe ». Enfin, par rapport à l’enregistrement, si l’exercice avec la fatigue est propice aux tensions, dans les moments difficiles c’est l’humain qui nous a donné envie de continuer. »

Avant-première le 31 mai à Auxerre
Pour vraiment prendre conscience de l’ampleur du phénomène, il est indispensable de voir le groupe sur scène. C’est là que leur puissance et leur énergie prennent toute leur force. Deux dates principales sont à retenir. Ils présenteront Reptilien en avant-première le 31 mai au Silex à Auxerre, à l’occasion de Garçon la note 2012 et en Saône-et-Loire à Tournus sur deux jours, les 29 et 30 juin pour la deuxième édition du Festiz. Ce week-end-là, ils joueront entre autres en compagnie de Marcel et son Orchestre, René Binamé, le Réparateur et l’Orchestre impérial du Kikiristan. À noter qu’il existe aussi une version acoustique de leur prestation, le Juvakoustik, avec quelques dates en juin, le 15 à Bissy, le 16 en show case à Cultura à Mâcon et le 17 au village du livre de Cuisery. Une tournée sur Bordeaux est prévue pour la fin de l’année.

Thomas Borjon (JSL, le 26/04/2012)

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Après un premier EP réussi sorti en 2008, Commissaire Juve répond enfin à nos attentes avec Reptilien, un album toujours aussi rock, flanqué d’un drapeau noir, où l’énergie punk des débuts s’estompe peu à peu pour laisser la place à d’autres influences. Le militantisme et la plume acérée des Juve n’ont rien perdu de leur verve non plus.

Difficile de parler de l’album de la maturité lorsqu’il s’agit du premier. Pourtant avec presque 10 ans de scène derrière eux, Commissaire Juve n’a sorti que deux disques, un EP huit titres en 2008 et Reptilien qui fait office de premier véritable album. Et il faut reconnaître que le son s’est bonifié. Fini l’amateurisme, les Juve ont passé plus d’un an et demi à la conception de cet album, et ça s’entend. Disons le tout de suite, cet album est une bombe. Cela faisait même bien longtemps que l’on n’avait pas eu cet esprit rock servi à la fois par la musique et aussi par les textes.

Côté musique, l’énergie est toujours là. Les influences punks des débuts se font plus discrètes, au profit d’une plus grande ouverture musicale. Aux titres purs rock tels que Reptilien, ou Paradis perdus, s’ajoutent des morceaux de rock ska espagnol avec un hommage aux anarchistes hispaniques sur Anarkia, des touches reggae hip-hop sur le surprenant Bang Bang, du rock festif sur Alphonse Capone et des morceaux de rock tribal, aux chœurs chamaniques, comme sur l’excellent Cannibale ou pour le final de Napalm.

Mais c’est par la plume que Commisaire Juve se démarque le plus de ses confrères. Le talent d’écrivain militantiste de Jean-Philippe Gonot est indéniable. Rengaines anars scandées au son des « Ravachol au Panthéon », Jean-Philippe nous exhorte au réveil et à l’insurrection. Anticonformistes, luttant contre « l’holocauste mercantile », dénonçant la consommation, les Juve citent ainsi Armand Gatti : « Nous ne voulons plus que l’homme soit plus petit que l’homme. » Ce dernier titre Le chant de la Révolution est un petit bijou, sorte de mélange entre Des armes et l’Europe de Noir Désir, où la musique n’est là que pour sublimer le texte de l’auteur. Mais elle le fait avec la bonne dose d’envoûtement nécessaire.

L’album est une parfaite alternance de ces appels à la Révolution avec des titres mêlant poésie chaotique et histoires d’amours dévastatrices. Le titre post-apocalypse Cannibale et sa noirceur érotique, la poésie destructrice d’Archipels, les enfants de l’étoile ont couché sur le papier leurs souffrances en utilisant l’énergie salvatrice du rock en exutoire. Tout simplement génial.

FLO (La Scène Bourguignonne, le 17/05/2012)

 

Pour vous procurer l’album (prix de vente 12 euros) :
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L’album éponyme Commissaire Juve a été réalisé au studio La Madeleine (Le Creusot 71), en collaboration avec Bitch, l’ingénieur son des Ogres de Barback.
Les prises de son ont été réalisées par Tonio Perben et Thomas Pradelle avec le soutien technique de Dominique Novara, l’Opérateur Son et Lumière.
C’est le premier album autoproduit du groupe qui est actuellement sous contrat avec la maison d’édition Mon Pauvre Ami / Têtes Raides.
Le mixage et le mastering ont été effectués à Brest par Romain Cahu et Damien Fourcot. Cet opus comporte 6 titres studio et 2 titres démo.
La pochette a été réalisée par Marie Christine Goncalves et Bernard Sordet à partir d’une création graphique de Silvère Carlier.


 

Pour vous procurer l’album (prix de vente 10 euros) :
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